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Le Taenchel, la Halle de Donnar (Taranis en celte)
Plus qu'une montagne sacrée ou un lieu à fortes vibrations le massif du Taenchel est une porte solsticiale. Quel en est le sens, une entrée ou une sortie ? Pour se libérer ou se charger en énergie ? C'est le début ou la fin d'un cycle qui correspond à l'accomplissement d'un rituel.
Soit le profane, avisé des dangers qui l'attendaient, gravissait cette montagne pour venir chercher la lumière et se dirigeait ensuite vers le Wuestenberg Halle de Wotan en passant par le Donon
Soit l'initié venait y marquer la fin de ses travaux.
Imaginons un instant la plaine d'Alsace entre 5000 et 700 ans avant JC ; une étendue fortement boisée avec des marécages et des terres mouvantes. Rhénus, désordonné, envahissait la vallée avec une dizaine de bras et un nombre incalculable de détours et de petits cours d'eau. Rhénus régnait dans une forêt dense où les lianes se mêlaient aux arbres et à la terre. Tout était clair et obscur à la fois. Il n'y avait pas d'horizon et la lumière était loin derrière les feuillages. Les Génies, les Déités, les Esprits habitaient les lieux dans un arbre, une source, dans le bruit du vent. Les hommes, animistes peut-être, mais certainement païens vivaient entourés d'ombres et d'histoires.
La montagne toute proche attendait les Elus.
Imaginons l'extraordinaire surprise que devait ressentir les initiés en voyant le soleil et l'horizon. Il découvrait l'infini. Le début et la fin. L'immensité était devenue une vision saisissable à l'œil.
En ces hauts lieux Vogesus abritait Wotan et ses deux Corbeaux, Hugin et Munin, la pensée et le souvenir.
L'immensité lui convenait. Il unissait en lui toutes les divinités.
Mais Wotan a confié le Taenchel à son fils Donner ou Taranis (celte)
La montée vers la Halle de Donner.
C'est à Saint Hyppolite que Gallus nous accueille, il annonce le jour avec son chant et marque le solstice d'été.
Puis le chemin monte et traverse la forêt. A l'origine c'était une forêt de chênes, d'où l'appellation Taenchel du mot Taen ou Tan qui en celte veut dire écorce de chêne.
Tout au long du sentier certains perpétuent une tradition en posant une pierre sur une autre pierre. Une pensée, un vœu, un espoir ou tout simplement un geste de respect. L'ensemble forme ainsi un tas en forme de pyramide.
Notons que la vitesse à laquelle le visiteur d'aujourd'hui se dirige vers la Halle n'est en rien comparable à celle du pèlerin d'autrefois. Maintenant le trajet se fait dans la journée, en une seule fois. Les pensées et la réflexion disposent de peu de temps pour se poser.

Une première halte sur le chemin et le visiteur découvre la fontaine du Losbrunnen. La tradition locale nous apprend qu'il faut s'arrêter à cette source et boire un peu de cette eau en formulant un vœu. La Fontaine est sur la façade Nord mais orientée vers l'ouest. C'est un moment de purification sur ce chemin. Pourquoi ne pas laisser couler l'eau le long des mains ?

Plus loin un menhir renversé nous attend pour un moment de sérénité. Sa pointe est particulièrement rayonnante. Il convient de s'avancer avec prudence vers Keugant, le cercle divin.
En fait les menhirs sont orientés Nord est et 3 cercles d'énergie s'en dégagent. A la base Abred pour la migration des âmes, au milieu Gwynfyd pour la béatitude et enfin la pointe avec Keugant pour le cercle divin
Vous noterez que les rochers avoisinants sont largement couverts de mousse alors que le menhir est presque indemne, vous observerez également les encoches de part et d'autres. Le symbole ne demande qu'à être reconstitué pour fonctionner pleinement.

Cet endroit est une préparation au silence et à la méditation avant de se présenter à Gaïa, dans la grotte.
Dans cette chambre de méditation l'esprit recèle d'influences funestes, le profane réfléchit sur son parcours, il est encore libre et peut revenir en arrière.
Les parois sont recouvertes de salpêtre, une forme de sel nitrique. Autrefois un mélange de ce sel, de souffre et de charbon permettait de fabriquer de la poudre.
La roche est très humide, suintante par endroit, la végétation est dense tout autour mais vous constaterez que le sol de la grotte est sec. Il y a de nombreuses traces de feu et la cendre reste poussière, preuve que le sol est sec.
Les radiesthésistes évaluent le lieu avec un haut niveau de vibration
Le lieu est idéal pour de la méditation, pourquoi ne pas y passer la nuit ? ou deux ou trois ?
Après cette halte il convient de se décider de continuer ou non. Au détour du chemin Donner nous attend.
L’entrée de la Halle
Aucune demeure de Dieu n’est anodine. Chacune à son entrée et ses épreuves car l’accès se mérite.
La pierre que nous allons rencontrer est en forme de marteau ou de maillet. Elle s’appelle la pierre du cordonnier.
Cette pierre nous annonce sur quelle terre nous nous trouvons, ce n’est pas un sanctuaire mais un lieu d’initiation. C’est une porte solsticiale qui s’ouvre vers la lumière. Bien entendu elle annonce des voyages et des épreuves et la rencontre avec les éléments.
Donnar, Dieu du tonnerre et fils de Wotan frappe de son maillet pour déclencher l’énergie, foudre et tonnerre.

Dans ses mains le maillet signifie la fermeté qui dirigera la quête du nouvel initié. Le temps est marqué. C’est un avertissement salutaire car le feu de la foudre consumera et dévorera l’être corrompu. C’est aussi le signal d’un nouveau départ, d’un élan.
Notons qu’au lendemain de la St Jean d’été, on fête saint Eloi. Très vénéré dans le nord de la France Saint Eloi a pour attribut symbolique le marteau ou maillet dont il use pour frapper le front du cheval mettant ainsi symboliquement en marche les énergies du cavalier.
Souvenons-nous que nous sommes partis de Saint Hippolyte dont l’ouvrage le plus important est la réfutation de toutes les hérésies. Quoi de plus logique que de réfuter les croyances païennes du Taenchel.
Hippolyte qui est aussi le fils du héros thébain Thésée et de sa femme Hippolyte reine des Amazones ou cousin d’Antiope le conducteur de char.
Alors revenons au Taenchel, chez Donnar et peut-être qu’Epona la Déesse gauloise des chevaux nous portera ?
Les épreuves de la Halle
La première épreuve nous attend avec celle du labyrinthe. Quelles rencontres ferons-nous, quels chemins allons nous prendre ?

Chacun y entre seul et parcourt le chemin selon sa propre destinée.
Le labyrinthe est aussi une allégorie du cheminement de l’âme comparable aux trois états du menhir, la migration de l’âme, la béatitude et le cercle divin. Mais à ce stade l’initié est directement impliqué dans la démarche qui est comparable à une quête. Saura t’il trouver la paix dans le tréfonds de son âme ?
Effectivement la deuxième épreuve est celle du bilan. Sommes-nous prêts à nous tenir dans la paix ?
Non loin du labyrinthe aux pieds de deux arbres en caducée une pierre est préparée pour l’épreuve. Sa forme est celle d’une guillotine.
Le niveau de vibration est bas et garde la mémoire d’un lieu de sacrifice. Il est aussi possible de considérer le lieu comme une mise en garde afin d’initier une nouvelle démarche.

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